Dernière course de préparation avant la promenade niçoise : le triathlon de Cambrai (1.9/86/20.5) dans le ch'nord !! Ma deuxième escapade dans le coin après le duathlon de Douai en 2012.

Le départ est quasi donné en simultané avec le championnat de France de duathlon longue distance, ce qui va impliquer quelques problèmes de compréhension pour certains concernant le règlement, 500 athlètes sur une boucle de presque 30 km à vélo...

Je loupe le départ natation, j'ai dû mal remonter les aiguilles de ma montre ou la connexion bluetoothsmart/ant+/wifi avec l'horloge parlante n'a manifestement pas fonctionner. Bref, 200 bon mètres de castagne pour essayer de nager proprement, le demi-tour est loin... et dire qu'il faut revenir.

Mais l'eau est bonne (je parle de la température) donc c'est cool, je sors de l'eau en 30'21 (18ème temps) selon les organisateurs, selon les syndicats il se pourrait que la natation soit un poil plus longue.

Je passe sur la transition, il va falloir que je bosse dans la salle de bains parce que c'est pas possible d'être aussi lent. J'enfourche mon vélo et essaye de mettre du rythme direct, d'entrée de jeu (comme mon coach me l'avait demandé) et de ne pas regarder le compteur (du moins de ne pas me focaliser dessus). Premier rond point, je prends à droite... alors qu'il fallait aller tout droit !! Ça commence bien !!

Bon, cette fois si c'est partie... je roule, commence à m'hydrater et à manger, la journée va être chaude. Je reste au maximum sur l'aéro, j'ai les cuisses qui couinent un peu mais c'est normal, c'est le début, il faut que ça chauffe.

24/25ème kilomètre, un mec me passe puis un second rapidement, puis... je me retourne : put$ù^!! Un bon groupe me passe sans me regarder, je gueule, je m'énerve, je me dis c'est pas possible les gars... L'un d'entre eux me réponds : "c'est comme ça !" Je me dis que je vais arrêter au premier tour, que cette course ne rime à rien, puis je reste à 25 mètres environ mais ça roule trop vite pour moi et ils me distancent au fur et à mesure.

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©Marc Melchior

Je me concentre et j'essaye d'oublier tout ça, je suis là pour faire ma course. Je regarde ma tige de selle et m'aperçois qu'elle a descendue (bis repetita de Cepoy). Les deux tours suivants sont roulés avec de bonnes sensations, je finirais le parcours en panne sèche de liquide, une mauvaise gestion qui aurait pu me coûter cher. Les 86 kilomètres sont bouclés en 2h17'46 (36ème temps).

T2 assis dans l'herbe, je prends mon temps.

Départ de la course à pied : puréeeee il fait chaud d'un seul coup, quelqu'un a laissé la porte du four ouverte ??? Je ne pars pas trop vite (comme j'avais pu le faire à Cepoy et à Barcelone), je gère car je ne suis pas un fan de la chaleur. Premier kilomètre en 4'10 puis j'accèlère pour voir à 15 km/h sur deux kilomètres, mais je préfère me mettre en mode "manuel" et ne pas m'emflammer. A chaque ravitaillement, je m'arroserais, j'attraperais un coca et surtout ne marcherait pas. Le passage dans la forêt dite "le frigo" était salvateur, 5°C degré de moins en quelques secondes et tout ça gratis (j'aurais bien fait un quatrième tour !!).

Au fil des kilomètres, la foulée se dégrade et la vitesse diminue mais j'arrive à garder un semblant de dynamisme, passage au 10 km en un peu moins de 42' puis au 15 en 1h04. Je vois autour de moi des gars dans le dur, du coup ça me motive pas mal pour ne rien lâcher. La fin approche, les 3 derniers kilomètres sont assez difficiles, la ligne d'arrivée est là... 1h28'00 sur 20,6 km, 11ème temps à pied avec une dérive cardiaque quasi inexistante, je valide cette bonne course à pied qui me mets encore plus en confiance pour Nice.

16ème en 4h19'25 sur 249 classés.

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© Marc Melchior