A 3 semaines de l’objectif de l’année (IM Francfort), j’ai participé à la première édition du triathlon L de Vernon (1.9/90/21). La récupération fut un peu difficile après le triathlon de Bonneville/Iton en raison d’une contracture au mollet gauche ressentie quelques jours après la course lors d’une reprise trop rapide.

J’avais dû déclarer forfait au triathlon de Troyes de peur d’aggraver cette blessure et bien m’en a pris, après une petite coupure en course à pied et à des soins, j’avais réussi à placer 2/3 séances pour me rassurer avant Vernon. L’objectif de ce triathlon était de tester le matériel pour l’IM mais aussi de mettre un dossard en vue des derniers réglages d’allures.

A cause d’un courant trop important, la natation est raccourcie et passe à 1600 mètres, le parcours vélo est constitué de 3 boucles et la course à pied de 4 tours à 95% sur un terrain herbeux.

Départ avec quelques minutes de retard, les filles partant 5’ avant, c’est à notre tour. Placé en deuxième ligne plutôt assez proche de la rive, au bout de 30/40 mètres, les mains touchent le sol, je me lève et plonge puis me décale un peu sur la droite pour pouvoir nager. Au bout de 75 mètres, je m’aperçois que la quasi-totalité des athlètes marchent, je fais le mouton et me joins à cette grosse masse.

La bouée jaune se rapproche, c’est un peu la bousculade et puis on peut enfin nager !! 800 mètres avec le courant, ça va vite !! Je n’ai aucune idée de ma place en sortant de l’eau mais je croise dans le parc des copains que je ne vois d’habitude jamais… ;-)

Natation + T1 = 23’06 (24ème temps).

Ayant pris l’option de rouler avec les chaussures de route, j’opte pour une transition à la Corno, j’enfilerais les chaussures une fois la ligne passée, je perds pas mal de temps mais je suis opérationnel tout de suite. Je monte la première bosse un peu taquet et double pas mal de monde. Dès que je peux je me mets sur les rajoutes et j’envoie un peu du pâté, un peu trop d’ailleurs car je boucle avec un peu plus de 280 watts de moyenne le premier tour. Le revêtement n’est pas semblable à un circuit de F1 mais je m’attendais à pire et les deux bosses font un peu mal aux cuisses et c’est très bien, malgré ça il y a toujours des irréductibles tricheurs qui gâchent la course.

Au niveau de la nutrition, j’ai visé un peu juste avec un seul bidon de 750 ml, 1 gel et 1 barre mais je m’en sors plutôt bien car pas d’hypoglycémie ! Je temporise légèrement sur le deuxième tour, du coup le wattage redevient plus cohérent avec ce que je pensais réaliser. Le temps passe vite, le parcours est vraiment sympa avec quelques relances, quelques faux plats, les deux bosses, deux descentes, bref pas le temps de s’ennuyer.

Je termine le vélo avec 259 watts de moyenne (281 de NP), on m’annonce dans les 15 premiers environ. Je retrouve difficilement mon emplacement et m’applique à bien mettre des chaussettes pour la course à pied.

Vélo + T1 = 2h32 (20ème temps).

Je décide de partir à 14.5/15 km/h et ça tiens pendant presque 8 km, ensuite je marche quelques secondes à chaque ravitaillement, le verre de coca étant une récompense tous les 2.5 km !! L’allure décroit au fil des kilomètres mais je ne relâche pas car je veux absolument finir cette course comme je le souhaitais au départ. Je double doublé quelques coureurs mais il est difficile de bien se repérer au bout du deuxième tour car ça court dans tous les sens et puis je fais ma course, je me concentre sur ma foulée : éviter de se tordre la cheville dans un trou ou un devers, éviter de percuter quelqu’un qui viendrait en face…

130616-vernon-638© Jackie Courtin

Le troisième tour étant bouclé, je sais que c’est bon, le contrat est rempli, je n’ai plus qu’à "gérer" les 5 derniers kilomètres, à 2 kilomètres de l’arrivée, j’essaye d’accélérer sur la seule partie en bitume mais mon mollet me chatouille, je ne préfère pas insister. A 400 mètres de l’arrivée, je reprends Brice (qui a explosé à pied) et termine avec lui main dans la main, c’est Jibé qui va être jaloux !! ;-).

Course à pied = 1h29’43 (4ème temps).

9ème au scratch en 4h24’49, cela met en confiance pour la suite, encore une grosse semaine d’entraînement avant l’affûtage, pas trop quand même, je veux rester dans la catégorie des gros !!